Vélo

Asphalt

Le luxembourg est une fière patrie du cyclisme. Elle a notamment connue de belles heures de gloire avec les frangins Schleck ou encore le vieux Charly Gaul. Les routes étant propices aux découvertes cyclistes, côté français, 4 garçons dans le vent, sillonnent les routes à la recherche du paysage parfait. Alliant pratique du vélo et de la photo…. En selle avec Asphalt pour un dimanche vélo traditionnel. Actionnez vos Strava, c’est parti.

Article issu du magazine Mental! #1

 

7h34

Quand la grasse matinée est de coutume, les quatre gaillards d’Asphalt partent à la chasse aux premiers rayons du soleil. La lumière n’attend pas. C’est tôt qu’elle est la plus belle. Le photographe du groupe trépigne d’impatience. L’heure, c’est l’heure.
Mais c’est sans compter sur les soucis techniques de dernière minute.
Les copains s’affairent autour de la bécane, pour mettre la main à la pâte. Les mains noircies par la graisse, ils lissent leurs jerseys, bouclent leurs casques et ajustent leurs lunettes. 


7h46

Tout est enfin prêt. Les clics des pédales automatiques résonnent dans le calme du matin d’automne. Le froid est saisissant. Les premiers coups de pédale sont hésitants. Il faut faire chauffer les corps et les machines. Au programme, la Moselle luxembourgeoise par les berges dudit fleuve, puis (gros) détour par Belval pour jouer avec les lignes graphiques et contemporaines de la cité d’Esch.  

 

 

8h10

Le temps de chauffe est rarement respecté. Les chaînes claquent sur les dérailleurs. La cadence s’accélère. Il faut bien ça pour réchauffer leurs corps. Les mecs démarrent souvent fort. Mais finissent…  

9h22

Après plus d’une heure à fière allure sur la monotone voie verte,
les cyclistes arrivent en Moselle. En Moselle luxembourgeoise.
Ses vignes, ses petits villages et son dénivelé positif important.
On monte les vitesses, direction les points de vue en haut des vignes. Les mollets se contractent, ça tire sur les pédales. Les cœurs cognent contre les poitrines, et les souffles sifflent. Ok, c’est là.
Le spot est parfait. Shooting time.

 

9h30

Le photographe dégaine son engin. Il effectue quelques réglages
puis indique la marche à suivre au modèle du jour. « Tu pars du fond,
tu tournes juste devant moi. Et là, je shoot. » Sans broncher, le cobaye s’élance. À deux, trois, quatre reprises. « Elle est bonne ! » Les deux autres compères terminent de manger leur grappe de raisin chipée non loin de là. Un peu de sucre et ça repart.  

12h31

Il fait un peu meilleur à l’arrivée dans Belval. Les hauts fourneaux imposants accueillent le petit groupe. Un tour de repérage rapide s’impose. Le site regorge de lignes, de textures, d’architecture, qui mettront à merveille en valeur les vélos et leurs pilotes. Mais avant, il faut prendre

des forces. 

13h16

Le burger est commandé. Les cyclistes se remémorent leurs derniers exploits de l’été, déjà trop loin. L’ascension du col de Joux Plane dans les Alpes Française, le tour du lac Léman, la montée de la Rayée lors du Triathlon de Gerardmer… Les types sont amateurs, mais tout de même bien rodés, et surtout en quête de nouveaux défis. 
Il ne faudrait pas trop se refroidir, et l’envie de produire de nouvelles images devient pressante. L’équipe chevauche les destriers de carbone et part en quête des spots photo idéaux. Mise au point, clics et rafales. C’est dans la boîte.  

14h08

Retour au bercail en profitant des routes bien connues. En file indienne, les copains prennent le relais tour après tour. La fatigue se fait ressentir, les jambes deviennent lourdes, mais l’effort ne faiblit jamais. Asphalt ne recherche pas la performance, mais a tout de même un Strava à assurer ! 

14h33

Il est temps de souffler. Bien au chaud. Assoiffés, les amis se désaltèrent autour des bonnes « american craft beers ». Parce que c’est aussi ça, le vélo. C’est de la bonne bière et des copains. L’un d’eux sort son smartphone et commence à narrer leur
« sunday ride » via une story sur Instagram. Les autres commentent
les publications des amis de la communauté vélo du monde entier,
et brainstorment autour de leur prochain jersey : full Black, logo sobre, et devise du groupe – No racing, Just pedaling.

Retrouvez les aventures d’Asphalt sur Instagram :

@asphalt_swallower