Rencontre

Interview William Gallas 

 

Invité par Docler Holding qui annonçait son tournoi all star de Teqball organisé à Bertrange le 30 septembre, Mental! a eu la chance d’échanger quelques mots avec William Gallas, ancien joueur de Marseille et Chelsea ( entres autres) et finaliste malheureux de la coupe du Monde 2006 en Allemagne avec l’équipe de France. Teqball, technique et définition du Mental! Merci William!

 

Mental! : Vous concernant, le mental est-il indispensable pour réussir dans le sport de haut niveau ? Et dès le plus jeune âge finalement ?

William Gallas : Le mental c’est ce qui m’a permis d’atteindre le niveau que j’ai eu lorsque j’étais footballeur professionnel. Si je n’avais pas eu ce mental je ne pense pas que j’aurais pu aller aussi loin. Moi je l’ai eu dès l’âge de 11 ans. Pour plusieurs raisons. A 12 ans, mes parents ont décidé de retourner vivre en Guadeloupe. Il a fallu que je reste tout seul en métropole. J’étais au centre de formation à l’INF Clairefontaine. Quand vous êtes là-bas et que tous les vendredis il y a vos parents qui viennent vous récupérer et vous, vous n’avez pas vos parents et que c’est votre oncle où votre tante qui viennent, c’est un peu différent. Même si mes oncles et mes tantes ont toujours été là pour moi. De toute façon, pour réussir dans le très haut niveau, il faut avoir beaucoup de mental. On pensait que j’allais faire carrière en deuxième division, j’ai dû montrer aux gens que j’étais plus fort mentalement.

M! : À quel moment on se dit que la carrière pro est enfin lancée ? C’est lors de la signature de son premier contrat pro… ?

W. G. : (Il coupe) Même pas ! C’est une satisfaction de signer un contrat professionnel, mais ça ne veut pas dire non plus que vous allez faire carrière pendant 20 ans. C’est pour ça que le mental est très important, il faut se remettre en question tous les jours, et ce, même dans les bons moments.

M! : Et qui t’as amené à connaître le Teqball ?

W. G. : En fait, je suis ami avec un ancien footballeur, Ousmane Dabo. On est entré en contact, il m’a parlé de ce sport. Il m’a proposé de le pratiquer, j’y suis allé, même en ayant une jambe en moins car j’avais un problème au mollet. Et comme je lui avais promis que j’allais essayer je me suis retrouvé face à lui pour un match. Au départ ça devait juste être un échange et petit à petit l’esprit de compétition a pris le dessus, même en jouant sur une jambe. C’est de cette manière que j’ai commencé à connaître le Teqball et c’est comme ça, aussi, que j’ai commencé à aimer ce sport.

M! : Ou faut-il aller pour pratiquer le Teqball ? Est-ce qu’il y a des espaces dédiés ?

W. G. : Oui, à Paris par exemple il y a quelques endroits où l’on peut jouer au Teqball. C’est pour ça que l’on développe ce sport, afin de le démocratiser. Le Teqball est un sport pour tout le monde, que ce soit pour les enfants, pour les filles, les garçons, les personnes plus âgées… On essaye de faire en sorte que ces tables peuvent un jour se retrouver dans les parcs ou dans les écoles.

M! : J’ai vu des vidéos et on sert essentiellement de la tête pour les services ?

W. G. :  Non pas obligatoirement. C’est comme le tennis, vous avez le droit à deux services, vous pouvez essayer de faire un service « éclair » que ce soit avec le genou, le pied etc. Si ça ne passe pas, on va faire le service avec la tête car on a plus de chances de le réussir.

M! : Tu parlais de service éclair, je pense que tu connais Olive et Tom. Finalement le Teqball ne serait-il pas le sport où il serait possible de faire la prise catapulte des frères Derrick en double ?

W. G. : (Rires) Oui, mais ce serait à tenter sur la plage !

Comments (0)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *