Autres sports

Voile : la jeunesse luxembourgeoise à la conquête bretonne

Pour la troisième fois consécutive, des jeunes étudiants luxembourgeois auront la possibilité de naviguer dans la Baie de Quiberon, en Bretagne, pour l’événement Regatta Sailing Schools. Claude Muller, l’un des skippers qui accompagnera ces jeunes en avril prochain, revient sur cette compétition, qui est avant tout une initiation au monde de la voile et de la mer.

« Cette compétition existe depuis longtemps, mais ce n’est que depuis trois ans que, notre club, le Groupe Luxembourgeois de Croisière et de Régate (GLCR) l’organise, avec l’aide du Service National de la Jeunesse (SNJ). C’était une réelle volonté de notre part pour rendre cette compétition plus officielle car elle est désormais liée à la Fédération Luxembourgeoise de Voile » débute Claude Muller, sociétaire du club et membre du comité d’organisation. Cette compétition ? La Regatta Sailing Schools, qui se déroule pendant une semaine au mois d’avril prochain. Elle permet à des étudiants luxembourgeois de toucher au plus près aux sports nautiques en participant à une course durant trois jours, en Bretagne, dans la Baie de Quiberon. « On donne le départ à la Trinité sur Mer. Là, on forme un équipe de quatre voire cinq étudiants, et chaque équipage est accompagné par un skipper et un co-skipper » étaye Claude Muller, qui endossera ce rôle lors de la prochaine édition. 

 

« Une zone protégée, pas comme en haute mer »

Un rôle nécessaire pour garantir la sécurité à bord du voilier, mais aussi lors de la régate. « Il faut savoir que plus de 20 voiliers feront la course, donc ça peut être dangereux si l’on ne respecte pas les priorités par exemple. Après, la Baie de Quiberon est une zone protégée, pas comme en haute mer, c’est idéal pour les novices » explique le passionné de voile. Car ces jeunes de 15 à 18 ans maximum restent généralement des étudiants qui n’ont pas beaucoup voire pas du tout de connaissances dans ce domaine. « Pour autant, ceux qui veulent venir découvrir sont les bienvenus, car c’est bien là l’essence même de notre événement : il a pour but de donner plus de visibilité à notre sport » estime le skipper. L’an dernier, 105 étudiants, dont 55 adultes avaient pris part à la régate. « Ceux qui viennent ont évidemment des “affinités naturelles” avec la voile ou les sports nautiques, et il n’est pas rare que par la suite, ils s’inscrivent dans notre club, le GLCR, pour se lancer dans une formation » précise Claude Muller.

Pas de théorie, mais de la pratique

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à la fin de l’année et déjà 18 bateaux sont réservés. « On s’attend à en avoir 24 ou 25 d’ici-là. Une inscription coûte 540 euros, mais certaines écoles participent au financement, et les élèves trouvent même des sponsors pour les aider financièrement. Tout en sachant qu’un tel événement nécessite 100 000€ de budget » détaille-t-il. Les jeunes ne suivent pourtant pas des cours théoriques avant de se lancer dans le grand bain. « On s’est vite rendu compte que ça ne servait à rien, qu’il fallait mieux apprendre sur place. Les deux jours qui précèdent la course sont effectivement réservés à la formation et deux entraineurs professionnels dispensent leurs conseils aux étudiants ». Car, finalement, la pratique reste le meilleur moyen pour apprendre et surtout apprécier un sport et notamment la voile.

Pierre Birck

Next Article
No pain no gain