Rencontre

Eléonora Molinaro: “Je n’aurais pas prédit un tel début de saison!”

Petite perle du tennis luxembourgeois, la jeune Eléonora Molinaro réalise un début de saison fracassant. À 17 ans, la droitière qui vient de glaner deux tournois chez les séniors s’est octroyée quelques jours de repos au pays. Nous l’avons interrogée.

Après Antalya (Turquie) en janvier, tu viens de remporter à Gonesse (France) le deuxième tournoi professionnel de ta carrière. Est-ce que tu t’attendais à un tel début d’année?

Pour être franche, non, je n’aurais pas prédit un tel début de saison. Je revenais de blessure en août et je trouve que j’ai bien débuté !

Tu viens de faire ton entrée dans le top 500  mondial (496) plus tôt que ce que tu avais espéré. Quel rang vises-tu d’ici à la fin de la saison?

C’es difficile à dire. Ça peut aller vite. Une blessure, et on redescend dans le classement. J’aimerais bien être vers les 450 d’ici à la fin de l’année. Je ne joue pas de 15 000 (tournois dotés à 15 000 $) jusqu’avril, je vais sûrement perdre des points, donc 450 me semble très bien.

Qu’est-ce qui a changé depuis la fin de l’année dernière et le début de cette année? Sens-tu une progression dans ton jeu?

J’étais blessé et je ne pouvais pas jouer à fond à la fin de l’année dernière. Je pense que j’ai progressé mentalement et aussi physiquement et cela se voit aujourd’hui dans mes résultats. Je le sens aussi dans mon jeu, je prends les balles plus rapidement, j’ai plus confiance.

Est-ce que tu abordes les matches différemment?

Je crois que la première  victoire à Antalya m’a donné beaucoup de confiance. Par exemple dans le tournoi suivant à Grenoble (25 000), je voulais y aller pour enchainer les matches et j’ai atteint la finale. Oui, la victoire à Antalya m’a vraiment boostée.

Quelles sont les prochaines étapes de ton agenda?

Je ne sais pas encore ce que je vais jouer prochainement, peut-être un Grade 2 en Italie la semaine prochaine. Ensuite, j’irai à Cap d’Ail (France). Pour la suite, je ne sais pas encore.

Les médias luxembourgeois aiment te désigner comme un grand espoir, comment gères-tu la pression médiatique?

Disons que je n’ai pas vraiment de pression, je prends ça avec calme. C’est mon job. Si on fait de  bons résultats, il est normal que les journalistes soient plus présents mais je vois ça avec sérénité. J’ai pris l’habitude, cela n’est pas une pression particulière.

Propos recueillis par Yannis Bouaraba

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