Sans contact, sans mêlée, mixte et ouvert à toutes les classes d’âges, le “touch” est une discipline dérivée rugby qui a été importée au Luxembourg il y a quelques années. Présentation.
Début de soirée sur les installations du complexe sportif Boy-Konen à Cessange, le soleil cogne encore quand Nick Frank débarque sur la pelouse synthétique du terrain de rugby avec sa tunique aux couleurs du Luxembourg. Nick est président du touch Luxembourg, une section du Rugby club Luxembourg fondée en 2011. “Nous avons disputé notre premier championnat du monde à l’été 2011 en Écosse. Aujourd’hui nous sommes près d’une cinquantaine de licenciés” explique le Britannique. Ce soir, comme tous les mardis de mi-mai à mi-juillet, se joue la Corporate League, un championnat estival ouvert aux entreprises qui rassemble douze équipes. Sur deux terrains, ce soir-là, six matches vont s’enchaîner dans une atmosphère à la fois compétitive et conviviale. La mixité étant imposée dans la compétition, on retrouve au minimum deux femmes par équipe.
Le touch un sport inspiré du rugby né en Australie il y a une cinquantaine d’années. Ses règles sont simples. Deux équipes de six joueurs s’affrontent sur un demi-terrain en deux mi-temps de vingt minutes, l’objectif étant d’aller marquer des essais avec un maximum de six tentatives (un essai vaut un point). L’équipe en possession du ballon (un ballon ovale) progresse comme au rugby mais doit s’arrêter à chaque fois qu’un joueur est touché par l’équipe adverse. Lorsque c’est le cas, l’arbitre crie “touch” et le ballon est posé au sol. Il est récupéré par un coéquipier et il reste alors cinq tentatives pour progresser jusqu’à l’en-but et tenter de marquer une essai. La possession change si l’équipe n’a pas été en mesure de marquer au terme de ses six tentatives où si elle marque un essai.
Pas de plaquages donc, un simple touché suffit pour arrêter un joueur adverse. L’équipe qui a marqué le plus d’essais au terme du temps réglementaire gagne le match. “Je cherchais à commencer un sport et on m’a proposé d’essayer le touch, j’ai tout de suite adoré. C’est convivial, pas violent et l’ambiance est superbe” raconte Marine. “Il faut quand même un peu de cardio” sourit Marie-Gabrielle, qui a prêté main forte à une équipe en sous-effectif. Inutile d’être monté comme une armoire, c’est la technique et la stratégie de jeu qui priment. “Certains ont déjà fait du rugby, d’autres pas du tout” explique Simon Neale, l’entraîneur de l’équipe nationale, qui emmènera sa troupe à Nottingham (Angleterre) à la fin du mois pour le championnat d’Europe des nations. Deux équipes hommes seront engagées, dont une dans la catégorie des plus de quarante ans. Car l’âge n’est pas un problème, le genre non plus, puisque la mixité est l’une des particularités de cette discipline, qui la met souvent en avant. Une belle exception quand on sait que le sexisme est encore bien présent dans certains sports.
Entraînements mardi et dimanche au Stade Michel Wagner à Weimerskirch (1 rue Saint-Vith, L-2673 Luxembourg)
Pour tous renseignements: luxembourgtouch@gmail.com