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Lis Fautsch:  “Si je suis au top mentalement, je pourrais faire un beau parcours”

L’épéiste luxembourgeoise Lis Fautsch s’est confiée à MENTAL! avant son entrée en lice aux championnats du monde d’escrime, qui débutent jeudi à Wuxi, en Chine.

Vous êtes arrivé à Hong-Kong la semaine dernière pour peaufiner les derniers réglages, comment avez-vous préparé ces championnats du monde d’escrime qui débutent vendredi?

J’étais ici stage avec l’équipe de Hong-Kong,  les Roumaines et les Italiennes. C’est un bon groupe, nous nous sommes entraînés deux fois par jour. Les conditions étaient très bonnes, on avait tout a disposition pour bien se préparer. Pour l’instant tout se passe très bien. J’ai hâte de commencer la compétition.

Avant ça, vous aviez débuté votre travail de préparation physique en Europe, en quoi est-ce que cela est important?

Il faut dire que ces dernières années, l’escrime a beaucoup changé. Tout va plus vite, il faut être mieux préparé physiquement. Chez les athlètes américains et chinois par exemple, la préparation physique représente une part importante de l’entraînement. Pour moi aussi, ça a été le cas. C’était la première partie de la préparation, en Allemagne. Mais arrivé ici, je me suis  surtout concentrée sur l’escrime.

Quel objectif visez-vous sur cette compétition?

J’ai connu une saison avec des hauts et des bas. L’année passée, j’avais fait un bon résultat au championnat d’Europe (7e place), c’était la plus belle performance de ma carrière et j’ai eu du mal à revenir à ce niveau cette saison. Mais aujourd’hui je me sens bien, je prends les choses une à une, le principal objectif sera déjà de survivre à la première journée et sortir des poules. Si je suis au top mentalement, je pourrais faire un beau parcours.

Avant la compétition, vous avez parrainé une campagne de l’association humanitaire Médecins Sans Frontière, parlez-nous de cet engagement…

Je collecte des fonds pour Médecin sans frontières Luxembourg depuis un mois et  demi et jusqu’au 19 juillet, date de début de la compétition. Je me suis associée à MSF car ma soeur a travaillé et réalisé plusieurs missions en tant qu’infirmière.  C’est une initiative qui vient du coeur et je sais où iront les dons et à quoi ils serviront !

Vous êtes dans la septième année de votre contrat de sportive d’élite de l’armée et la durée maximale du service est fixée à huit ans. Qu’allez-vous faire après?

À la fin du contrat, je verrai quelle suite je donnerai à ma carrière. À mon avis, il faudra que je trouve un travail ou  bien je ferai une année sabbatique jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo.