Évènement

Dudelange a fait la moitié du chemin

Mené à la pause, le champion du Luxembourg s’est imposé dans la douleur face à l’accrocheuse équipe kosovare du KF Drita (2-1), jeudi, dans son match aller du deuxième tour de l’Europa League.

Contre une équipe solide mais sans génie, le F91 a assuré l’essentiel en s’imposant d’une longueur sur le champion du Kosovo  mais encore une fois, les coéquipiers de Tom Schnell pourraient regretter d’avoir tardé à enclencher la première, avant un match retour qui sera compliqué dans les Balkans. Le F91 a-t-il sous-estimé Drita? Si c’est le cas, ça n’aura duré qu’une minute, le temps à Perez de buter une première fois sur Bakaj (1e). Bien servi en retrait par Sinani sur la gauche, le transfuge du FC Differdange n’exploitait pas bien son premier ballon. Le tournant du match? Peut-être, car la suite de l’histoire était une première mi-temps polluée de déchets techniques et avec des locaux tétanisés et battus dans le défi physique imposé par les champions du Kosovo. Car l’équipe de Jusufi Bekim, malgré la raclée ramassée face aux Suédois de Malmö, n’était pas au Grand-Duché pour faire du tourisme. À l’image de leur coach survolté et à la voix rocailleuse, Drita montrait son caractère accrocheur et ne se privait pas  d’exploiter le manque de concentration du F91 pour envoyer quelques flèches.

À la 26e minute déjà, à la suite d’une combinaison bien pensée, Joubert voyait déjà le ballon passer par loin de son cadre. Puis deux minutes plus tard, quand Shabani envoyait une frappe trop fuyante qui faisait lever le banc kosovar (28e). Un avertissement dont que Dudelange aurait dû prendre au sérieux car tout doucement, les Kosovars prenaient leurs aises au stade Jos Nosbaum. Le coup de casque de Krasniqi était bloqué par Joubert (34e) qui ne pouvait que boxer le boulet envoyé par Haximusa.  Et à force de donner le bâton, Dudelange finissait par se faire punir. Sur une contre-attaque, Neziraj déboulait dans le couloir gauche et servait Haximusa qui se heurtait encore à Joubert dans les six mètres mais Shabani suivait bien et poussait le ballon dans le but vide (0-1, 45+2e).

Une ouverture du score qui faisait mal, mais qui n’était pas volée du tout. Au retour des vestiaires, les murs avaient dû trembler et Dudelange revenait avec des intentions plus claires. Toppmöller injectait du sang allemand avec les entrées de Pokar et Stolz à la place de Couturier et Yéyé. Et on retrouvait le Dudelange que l’on connait et que l’on aime, celui qui est maître du ballon et qui sait faire suer les défenses adverses. Servi par Jordanov, Turpel cadrait d’abord une frappe  à l’entrée de le surface (46’) mais n’inquiétait guère Bakaj. Sinani, dans un rôle plus libre, touchait de plus en plus le cuir et tentait aussi de faire sauter le verrou kosovar avec sa patte gauche. Le match s’enflammait quand ce même Sinani envoyait ogive qui fracassait la barre avant de rebondir sur la ligne de but. Pas de VAR au stade Nosbaum mais le ballon ne semblait pas avoir franchi la ligne (65e).

La révolte était en marche et sur une déviation de la tête de Prempeh, qui était resté aux avant-postes, Perez égalisait en pivot (1-1, 66e). Comme face à Vidi il y a deux semaines, les hommes de Toppmöller mettaient enfin la gomme  mais restaient tout de même sous la menace adverse. Une reprise du gauche sur la barre de l’infernal Shibani venait le rappeler à une charnière Prempeh-Schnell plutôt solide qu’ils n’étaient pas à l’abri. Mais sur une énième incursion sur la droite de Jordanov et Turpel, Stolz étaient ceinturé dans la surface et le capitaine de Drita voyait rouge. Turpel,  jusque-là assez maladroit, transformait sans problème un penalty qui faisait du bien au moral (2-1, 81e). À 11 contre 10 et avec dix minutes devant eux, les joueurs de Dudelange ne parvenaient pas à refaire bouger le tableau d’affichage. Turpel grignotait encore un peu la feuille de match sur la dernière action en ratant sa tête sur ballon déposé par Jordanov. Qu’importe, l’essentiel était là, retrouver le goût d’une victoire européenne pour la première fois depuis 2012.

Le Progrès devra batailler

En déplacement en Hongrie, les jaune et noir de Niederkorn ont été battus par la plus petite des marges par le Honvéd Budapest, après un but tardif encaissé à la 82e. Jeudi, il faudra batailler pour renverser le score et se hisser au troisième tour. Une défaite à l’extérieur 1-0, c’est une situation que les hommes de Paolo Amodio avaient déjà connu l’année dernière. Et on sait comment l’histoire s’était terminée…

Le Fola noyé à Genk

La troisième formation luxembourgeoise représentée en Europe n’a pas résisté à la supériorité des Belges de Genk (5-0), qui avait déjà enfilé quatre perles en première mi-temps. En resserrant les rangs en deuxième mi-temps les Eschois n’ont encaissé leur cinquième but « que » sur pénalty. Il faudra maintenant sortir la tête haute, la semaine prochaine.