La date du 25 octobre et la réception de l’Olympiakos avait été cochée depuis longtemps dans le calendrier comme le match le plus « abordable » sur le papier. C’est déjà jeudi, à Josy-Barthel, et cela ressemble à la meilleure occasion de prendre ses premiers points européens.
Le jour du tirage au sort, la première question que se sont posé la team F91, ses fans et le petit monde qui suit le foot luxembourgeois était la suivante: combien de points Dudelange peut-il espérer prendre dans ce groupe de la mort? Avec des colocataires comme le Milan AC et le Betis Séville, les regards se sont tournés vers la double confrontation contre les Grecs de l’Olympiakos, pourtant placés dans le chapeau un, avec les autres têtes de série. Deux journées sont passées, Dudelange a bien figuré malgré deux défaites et les Athéniens ont pris un point à domicile. « Sur les deux matches, on a pas été ridicule. Des matches de ce niveaux nous font grandir. On voit nos lacunes, les domaines dans lesquels on doit encore progresser mais aussi ce qu’on a bien fait. Et on veut capitaliser sur ça, pour faire un bon résultat à un moment donné » explique Aniss El Hriti.
En championnat, les dynamiques respectives des deux équipes font enfler l’hypothèse. Dudelange n’a plus goûté à la défaite depuis deux mois. Mieux, il a repris son rôle de monstre de BGL Ligue en esquintant Pétange (6-1) et le Progrès (4-1) alors que l’Olympiakos a la tête qui tourne après une défaite contre le rival du PAOK, un nul dans le derby contre l’AEK et un couac en Crète ce week-end. De quoi susciter un peu plus l’appétit chez les joueurs de Dudelange. « Ils sont un peu en crise car ils n’ont pas gagné depuis quatre matches certes, mais il ne faut pas oublier que c’est une équipe qui nous est supérieure. Ils voudront profiter de ce match pour se remettre en confiance. Nous de notre côté, on aura des opportunités comme contre Milan et le Betis. Cette fois-ci on devra être efficace » ajoute Danel Sinani, qui se verrait bien planter un premier but dans cette compétition.
Car marquer, aussi, est un petit défi. Contre Milan, Stolz a eu ce qui ressemblait le plus à une occasion de but, en première mi-temps. À Séville, le même Stolz avait fait frissonner la défense andalouse dans la deuxième minute d’une frappe rasante, avant que Turpel n’oblige le gardien Pau à un exploit pour sortir sa tête. « Nous avons analysé leur jeu et nous allons tout faire pour trouver leurs failles et saisir les occasions pour enfin marquer un premier but au moins . Il faudra livrer un très gros match pour ramener au minimum un point de ce match. » pense Clément Couturier. L’objectif est fixé. Il ne reste plus qu’à l’atteindre. Mais ça, c’est une autre histoire.