Avant de recroiser les Grecs de l’Olympiakos jeudi, le F91 est toujours à la recherche de ses premiers points et de son premier but dans cette phase de poules de l’Europa League. Est-ce pour jeudi? Le technicien allemand Dino Toppmöller y croit.
Dino, vous avez essayé un 3-5-2 au match aller, allez-vous retenter ce système?
Le système n’a pas trop mal fonctionné même si on a concédé beaucoup d’occasions. Peu importe le système que nous utilisons, si l’adversaire est plus fort, il aura des occasions. Je n’exclus pas la possibilité de reconduire ce schéma, on verra.
Après avoir joué les trois équipes du groupes, qu’avez-vous appris jusqu’à présent?
On a vu que nos adversaires jouent sur une planète… On aurait pu croire qu’ils prendraient les matches contre Dudelange à la légère mais c’est tout le contraire. Ils ont été très professionnels et on peut apprendre de ça. Nous aussi, on doit mettre la même implication dans certains matches de championnats. On a réussi à le faire dimanche à Rumelange mais ça ne suffit pas, on doit le reproduire.
Comment envisagez-vous les trois derniers matches? Quels sont maintenant les objectifs?
On n’a pas d’objectif précis, on veut faire un bon match et tout faire pour prendre un point. On sait que c’est très difficile. On a des qualités mais on joue contre de très bonnes équipes… La saison dernière, l’Olympiakos a fait match nul (0-0) contre le Barça… Que dire de plus? Bien sûr, on joue tous les matches pour les gagner. Mais si cela est réaliste ou non, c’est autre chose.
Depuis le match aller il y a deux semaines, l’Olympiakos n’a pas encaissé de but. Ça rend forcément la tâche encore un peu plus délicate…
J’ai le sentiment qu’on peut faire un bon match demain. Tout le monde veut prendre un point au moins. Mais en face, il y a un adversaire qui a aussi besoin de points et qui peut aller chercher sa qualification car il va accueillir le Milan AC. C’est une bonne expérience et je pense que tout le monde doit en profiter.
Pour vous, qui aimez le football offensif, est-ce un échec de ne pas avoir encore marqué?
C’est le foot et il faut l’accepter. On a quand même eu des occasions de marquer jusqu’ici. C’est difficile, mais je pense qu’on peut marquer. On va tout faire pour…
Ça veut dire que vous allez essayer de prendre plus de risques ?
On a vu ce qui se passe quand on essaye d’être plus offensif. On a pris deux buts sur contre-attaques à Séville. On veut marquer c’est clair. Jouer en 4-4-2 avec deux attaquants et deux ailiers offensif, ce n’est pas un système défensif. L’équipe a vraiment envie de monter qu’on peut faire quelque chose.
Propos recueillis par Yannis Bouaraba, à Athènes
