Les Roud Léiwen de Luc Holtz attendent jeudi la Biélorussie pour ce qui pourrait être le match le plus important de leur histoire. Une victoire serait synonyme de qualification pour le final four de la Ligue des Nations. Un enjeux sans précédent, en attendant mieux.
Il n’y a qu’à observer comment le match de jeudi se prépare pour bien se rendre compte que le Luxembourg s’apprête à jouer l’un des matches les plus importants de son histoire moderne. En interne, on ne souvient pas avoir connu un tel enjeux sportif. Nous non plus. L’hôtel Leweck de Lipperscheid qui sert de camp de base à l’équipe nationale a été bunkerisé par le sélectionneur, les entraînements de la semaine sont fermés à la presse et les joueurs ne sont pas autorisés à s’exprimer avant la rencontre. Des dispositifs généralement utilisés par les grands clubs ou sélections en préparation d’une échéance importante. C’est un peu plus rare quand il s’agit du Luxembourg et c’est peut-être même unique. Doit-on s’en réjouir? Cela témoigne au moins d’une situation inédite pour le foot grand-ducal, car l’équipe nationale dispute la finale de son groupe de Ligue des Nations jeudi à Josy Barthel.
Et il y a tellement à aller chercher en quatre-vingt dix minutes. Un match à l’aube d’une nouvelle ère, celle d’une nouvelle compétition internationale qui offre un ticket à l’Euro même aux tout petits. Quatre-vingt dix minutes pour se mettre à rêver ou pour retomber dans l’anonymat et la morosité habituelle. Le Luxembourg est premier de son groupe avec neuf points et devance d’une unité les Biélorusses, qui devraient s’amuser lors de la dernière journée contre Saint-Marin, alors que les mecs de Luc Holtz devront se coltiner un voyage en Moldavie dimanche. Gagner devrait donc être le seul mot d’ordre. Et avec les supporters, c’est mieux. Le sélectionneur leur a d’ailleurs lancé un appel la semaine passée dans les colonnes de nos amis du Luxemburger Wort : « Nous avons absolument besoin de notre douzième homme. Ce sera décisif car notre groupe est jeune, il joue avec son cœur, et dans les temps faibles le soutien du public peut être déterminant. ».
Ce cher public s’en rend-il compte? Il y avait un peu moins de 3000 spectateurs pour la réception de la Moldavie début septembre, à peine 2900 mi-octobre pour Saint-Marin. Combien seront-ils jeudi pour le match de l’année? Le service communication de l’équipe nationale prévoit « entre 3000 et 4500 personnes en fonction du temps ». Si vous lisez ces lignes, c’est le moment de vous manifester pour votre équipe nationale. Tous à Josy Barthel.
Luxembourg-Biélourussie
Jeudi 15 novembre
20H45 au stade Josy Barthel
