La mythique arène de Belgrade qui reçoit jeudi soir Serbie-Luxembourg (20h45) pour l’avant-dernier match des éliminatoires de l’Euro, sera privée de son public en raison d’un huis clos imposé par l’UEFA. Une chance pour les Roud Léiwen?
Jouer un match de foot, un soir, dans la mythique enceinte de Belgrade, est une expérience à vivre pour tout acteur ou fan du ballon rond. Une expérience enivrante pour les joueurs et supporters locaux mais aussi parfois flippante pour les adversaires. « C’est l’un des stades les plus chauds d’Europe et quand on y va, mon père me dit toujours : ‘Bienvenue dans l’enfer du Marakana’. C’est vraiment un lieu particulier, avec ce fameux long tunnel tagué en cyrillique qui amène les joueurs des vestiaires au terrain et qui passe juste en dessous de la tribune des ultras. Dans ce stade, tout est fait pour que les visiteurs ne se sentent pas à l’aise » raconte Danijel, un supporter serbe qui travaille au Luxembourg. Aujourd’hui capable d’accueillir 55 000 personnes, l’arène serbe avait autrefois une capacité de 110 000 places, ce qui lui a valu son surnom de Marakana, en référence au célèbre stade brésilien de Rio.
Mais jeudi soir, les joueurs luxembourgeois n’expérimenteront pas la chaleur de l’« enfer du Marakana ». Et pour cause, les incidents racistes survenus lors du Serbie-Portugal (2-4) du mois de septembre ont provoqué les sanctions de l’UEFA : le match se jouera à huis-clos. Peut-être une bonne nouvelle pour le Luxembourg, qui retrouvera une ambiance proche de celle qu’il côtoie souvent au stade Josy-Barthel. « Même si sans les supporters, le stade a toujours quelque chose de particulier de par son histoire, je dirais que le Luxembourg a quelque chose à jouer dans une enceinte vide car le douzième homme est vraiment important ici, comme le prouvent certains exploits de la Serbie ou de l’Étoile Rouge de Belgrade, le club résident » ajoute encore Danijel.
Mais même sans son douzième homme, la Serbie reste une solide nation européenne, mondialiste en 2018, 33e au classement Fifa, mais surtout toujours en course pour une qualification à l’Euro. À un point derrière le Portugal et avec deux derniers match à domicile, les coéquipiers de Kolarov, ne sont cependant plus maîtres de leur destin… Au Luxembourg d’en profiter.