Avec de fameux représentants, à l’image de Charly Gaul ou Edy Shütz, le vélo Luxembourgeois a depuis très longtemps été fièrement représenté sur les routes d’Europe. Plus récemment, les frères Schleck ont correctement joué de la pédale et ont taquiné les premiers rôles sur les plus grands tours et classiques. Ils ont aujourd’hui tout deux raccrochés les cuissards. Mais qu’en est-il de l’après-carrière ? Andy tient aujourd’hui un très joli shop de vélo à Itzig. Et son frangin ? Il devient quoi ? Mental! a sollicité le plus cycliste de ses journalistes pour une balade à deux roues des plus intimes avec l’ancien champion. En selle…

Frank me donne rendez-vous chez lui, à Mondorf, en Moselle luxembourgoise.
J’attends sagement. Je me suis fait tout beau et j’ai soigné mon biclou. Le garage électrique s’ouvre et j’aperçois une silhouette longiligne poussant son vélo s’approcher de moi. Frank n’a pas changé. Grand, svelte, il n’a pas pris un gramme de graisse depuis la fin de la compétition.
On échange quelques mots en terminant notre préparation. On serre nos souliers, on ajuste nos casques, et on s’élance…
Merci beaucoup pour cette balade, Frank ! On roule où ?
Alors, on va faire une petite balade en Moselle. Je vais te faire découvrir mon coin. On va profiter de cette superbe lumière du soir. C’est mon moment préféré pour rouler.
Comment vas-tu ? Tu as l’air en super forme, tu roules encore beaucoup ?
Lorsqu’on est pro, on roule, courses et entrainements confondus, 30 000 kilomètres par an. Cette année, juste pour mon plaisir, j’en ai fait 15 000 ! Je suis pas mal ! Je me maintiens en forme, c’est essentiel pour moi.

Comment occupes-tu tes journées ?
La vie de famille prend pas mal de temps ! Pour le reste, bah… le vélo évidemment ! J’entraîne une équipe pour le Gran Fondo…
Le Gran Fondo ? C’est quoi ce truc? Dis-moi en plus…
Un Gran Fondo est une course ouverte à tous que l’on pourrait appeler “cyclosportive” en France. Ce sont des courses longue distance (125 km minimum) au sein desquelles il y a un prix pour les meilleurs par catégories. Les plus connues en France sont « L’Étape du Tour », « L’Ardéchoise », ou encore le « GFNY Mont Ventoux ». Le délire est né en 1970 en Italie. Les départs sont donnés en masse. C’est super car c’est ouvert à tous les niveaux de cyclistes. Tout le monde se rencontre, l’ambiance y est super !
Du coup, tu les entraines pour quel Gran Fondo ?
Celui que j’organise à Luxembourg (rires) ! C’est la deuxième année maintenant. Le départ et l’arrivée sont donnés à Mondorf. Il y a deux circuits, 85 et 155 km !
Et c’est ouvert à tout le monde?
Oui ! Les rouleurs du dimanche comme les fous de la pédale ! Tout le monde roule à son rythme !
Des petits pelotons de niveaux se forment au fur et à mesure du parcours ! C’est super !
155 bornes, c’est long ! Est-ce que quelque chose est prévu pour les coureurs sur le parcours ?
Évidemment ! Quatre ravitaillements sont prévus tout le long du parcours !
Et niveau sécurité ?
Le parcours est sécurisé et bloqué à la circulation durant une heure après le passage de la tête de course. Pour les moins rapides, il faudra alors respecter scrupuleusement le code de la route et les règles de bonne conduite !
Comment va se dérouler la journée ?
De nombreuses activités sont prévues ! Entre autres et dans le désordre : une “pasta party” la veille, un “bike park” pour les enfants, des châteaux gonflables, à boire, à manger, des dj’s ! Mais je n’en dis pas plus, il faut garder un peu de surprise !
Quel est le tarif de participation ?
C’est 60 euros le jour de la course pour le 155 km, ou 54 euros avant le 16 mai. Pour le 85 km, c’est 49 euros avant le 16 mai et 55 euros le jour de la course !
Nous continuons d’évoluer sur les routes de Moselle. Mes jambes tournent bien. J’essaie (même si c’est impossible) d’être à la hauteur de Frank. La vitesse de croisière est honorable. Le dénivelé des routes vigneronnes se fait ressentir. Le champion est facile. Je halète…
Frank, que penses-tu du cyclisme luxembourgeois actuellement ? La toute récente victoire de Bob Jungels à la Doyenne, les bonnes perf’ de Christine Majerus… On n’est pas mal là, n’est-ce pas?
Oui, évidemment c’est une superbe génération. Je roule souvent avec eux. Ça fait plaisir pour notre sport et notre pays !
Pour Bob, c’est prometteur pour le Tour de France non ?
Bob est encore jeune ! Il est très bon, il roule très bien. C’est peut-être encore un peu tôt pour le général, d’autant qu’avec ses très bonnes performances, il fait peur, et va donc être marqué à la culotte par les autres équipes ! Mais je le vois très présent sur cette édition, très combatif. Je le vois même accrocher une ou deux belles étapes !
La moyenne générale augmente. Nous avons passé la 5ème. Frank passe devant, les mains dans les drops. Je prends sa roue. La discussion est finie. Place au sport et au plaisir. Ça roule très vite en cette fin de balade sur l’asphalte brillant de fin de journée. Il fait frais mais la lumière est fantastique. Derniers mètres… Les disques des freins stoppent les machines. 45 km au compteur. Parfait pour un soir de semaine, et pour une interview sportive !
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