Un nul suffit à la Seleção pour valider son billet pour les huitièmes, ce soir, mais son ancien sélectionneur Carlos Queiroz, aujourd’hui à la tête de l’Iran, se verrait bien jouer un mauvais tour à son pays.
Le Portugal sait ce qu’il doit faire pour s’extirper du groupe B et prolonger son bail en Russie. Ne pas perdre contre l’Iran. Sur le papier, les potes de CR7 se sont déjà vu confier des missions plus périlleuses. Mais si cette troisième journée du groupe B n’est pas un match pour du beurre pour le Portugal et l’Espagne, c’est à cause du trublion iranien, qui en profitant du nul entre les deux ogres européens lors de la première journée, s’est offert trois points en braquant le Maroc. Mais c’est aussi grâce à son sélectionneur portugais, le professeur “Queiroz”, en post depuis 2011.
Ce dernier connait bien le Portugal puisqu’il a déjà connu deux mandats à la tête de la sélection portugaise. Entre 1991 et 1993, il manque de peu la qualification pour le Mondial après une défaite contre l’Italie, et de 2008 à 2010, il conduit ses hommes jusqu’en huitièmes de finale de la Coupe du monde sud-africaine (défaite 1-0 face à l’Espagne). Il est finalement démis de ses fonctions quelques mois plus tard. Un peu plus tôt, il avait mené deux fois les équipes de jeunes du Portugal à des succès en championnats du monde juniors en 1989 en Arabie saoudite et en 1991 au Portugal.
À la veille de son rendez-vous en terre connue, celui qui a eu un passage controversé au sein de la fédération lusitanienne a déjà mis la pression sur son homologue Fernando Santos en conférence de presse en déclarant : “Le Portugal a tout à perdre, l’Iran tout à gagner”. Même en cas de défaite, Carlos Queiroz aura au moins réussi à semé un peu de doute dans un groupe qui s’annonçait déjà joué.
Le Portugal sera qualifié si:
- Il ne perd pas contre l’Iran
- Il perd contre l’Iran mais l’Espagne perd plus largement contre le Maroc
L’Iran sera qualifié si :
- Il bat le Portugal
- Il fait match nul mais l’Espagne est battu par au moins deux buts d’écart