Volontaire mais un peu timide offensivement, le F91 Dudelange a cédé à l’heure de jeu et s’est incliné jeudi soir devant les Grecs de l’Olympiakos. Après trois journées, son compteur reste bloqué à zéro point.
Chaque match a son histoire. Cette maxime signée Dino Toppmöller la veille du match s’est vérifiée, une heure avant le coup d’envoi du troisième acte de l’aventure Europa League. Il avait décidé que l’histoire de ce match s’écrirait avec un nouveau gardien avec la titularisation de Landry Bonnefoi et un nouveau système, en 3-5-2 avec la première européenne de Milan Bisevac. Tant pis pour Sinani, qui payait la note en s’asseyant sur le banc. Et ceux qui avaient imaginé un match facile ont dû revoir leurs prévisions, pendant le premier quart d’heure au moins, pendant lequel Dudelange était noyé sous les assauts des Grecs. Pendant tout le match, en fait.
Bonnefoi, deux fois, devait étendre son mètre quatre vingt quatre pour sauver les meubles une première fois (12e), avant de stopper un slalom du meneur de jeu et capitaine Fortunis (15e) qui a joué sa partition tout au long de cette première mi-temps. Les rouge et blanc mettaient beaucoup de vitesse dans leur jeu mais vendangeaient devant un Landry Bonnefoi solide (23e, 27e, 29e). Dans cette première mi-temps de souffrance, seul Couturier avait activé le mode Europa League. L’increvable milieux de terrain français avait gratté nombre incalculable de ballon et usait de sa puissance pour se projeter et créer des décalages. À la mi-temps, on devait surtout la virginité du score au portier français Landry Bonnefoi.
Puis, Dino Topmöller acceptait l’idée que son 3-5-2 ne tenait pas. L’Allemand changeait ses plans, repassait en 4-2-3-1 en faisant rentrer Sinani et en innovait avec Bisevac à la récupération. La formule semblait amener un peu de stabilité et Dudelange pouvait revoir la couleur du ballon. Mais comme à Séville, c’est au moment où les débats semblaient les plus équilibrés que Dudelange se faisait punir sur corner. L’excellent Fortunis déposait un caviar sur la tête du grand Torosidis, dans une défense où personne n’avait vraiment sauté (66e, 1-0). Comme à Séville, comme face à Milan, c’est vers l’heure de jeu que les Dudelangeois craquaient. Un but fêté par les Grecs avec euphorie, comme pour exprimer un soulagement énorme. Dudelange essayait alors de répondre en sortant un peu mais se mettait en danger sur les contre-attaques grecques. Sur un ballon que Podence chipait à Prempeh dans l’axe, Fortunis, décalé par le petit ailier portugais doublait le score sur une petite balle piquée que Jordanov ne pouvait empêcher de rentrer (2-0, 81e). Les Grecs s’évitaient une crise et Dudelange continuait son apprentissage.
F91 (3-5-2) : Bonnefoi / Bisevac, Schnell, Prempeh/ El Hriti, Kruska, Stelvio (51e Sinani), Couturier, Jordanov / Stolz (65e Mélisse), Turpel
Olympiakos ( 4-2-3-1) : Sa, Tosoridis, Vukovic, Cissé, Koutris / Camara, Bouchalakis, Fortunis, Podence, Leiva / Guerrero (18e Lazaros)

Les réactions
Dino Toppmöller: « En analysant leur jeu, on a pensé que jouer en 3-5-2 pourrait les mettre en difficulté. On a eu un peu de mal avec le système pendant 20-25 minutes, puis après, ça a mieux marché. Je regrette qu’on prenne un but sur corner car jusque-là, la défense tenait bon. »
Milan Bisevac: « Avant ce match, on a pensé qu’on pourrait prendre au moins un point. Mais, ils ont bien joué au ballon, ils ont mis beaucoup de rythme, beaucoup de mouvement. Ils se retrouvaient Voilà, il ne faut pas oublier que c’est une grosse équipe. À ce niveau, les petites erreurs se payent très cher. Il faut apprendre de nos erreurs. On engrange de l’expérience.
Clément Couturier: « C’était très dur. On a subi, Landry nous a un peu gardé dans le match avec ses arrêts. On a eu du mal en début de première mi-temps, on a tenté un coup tactique qui n’a pas fonctionné. On est revenu à quelque chose qu’on connaissait mais on a vu qu’ils étaient supérieurs à nous. »
Landry Bonnefoi: « C’est frustrant, c’est sûr. On a mis beaucoup d’énergie et on n’est pas récompensé. Après, on savait que c’était une belle équipe de foot. L’Olympiakos est habitué à ces compétitions là. Maintenant, on doit vite apprendre rapidement de ces matches-là pour essayer d’engranger quelques points.
