Submergé par l’Olympiakos (5-1) après une première mi-temps cataclysmique, Dudelange a vécu l’enfer, jeudi soir sur la pelouse du stade Karaiskakis d’Athènes. Sinani, seul rescapé du naufrage a inscrit le premier but de l’histoire de Dudelange en phase de poules de l’Europa League. Un maigre lot de consolation.
La visite à l’Acropole la veille du match aurait pu être le seul souvenir à garder du passage en Grèce de Dudelange. « Aurait pu », car le but de Danel Sinani restera la seule note positive de la soirée. Car Dudelange s’est sabordé en première mi-temps. Faut-il leur en vouloir? Un petit peu. Même si les Grecs jouent au foot sur une planète, les mecs de Toppmöller ont offert trop de cadeaux à une équipe qui n’en demandaient pas moins. Menés 4-0 à la pause, ils ont le mérite d’afficher un meilleur visage en deuxième période, où les Grecs avaient levé le pied. Sinani a inscrit le premier but de l’histoire du club en Europa League.
La première offrande de la soirée a été donnée par Bonnefoi, coupable d’une sortie inutile sur un ballon au deuxième poteau. Un ballon boxé vers Camara, qui envoyait un pointu du droit que Torosidis déviait pour allumer une première fois le stade Karaiskakis (1-0, 6e). La soirée des cadeaux venait de débuter puisque Prempeh ratait son dégagement sur un centre venu de la gauche, et l’excellent Fortunis se faisait plaisir d’une frappe croisée du droit (2-0, 15e). Dudelange avait pris une gifle mais essayait toujours de jouer. Sauf que sur un autre ballon de contre mal maîtrisé par Turpel, la défense mal alignée laissait Fortunis seul sur le côté droit. Le capitaine grec déposait une golden ball sur Lazaros qui claquait un sublime ciseau histoire de régaler son public (3-0, 26e). Trois à zéro, puis quatre, quand le métronome Fortunis dominait l’ombre de Premepeh de la tête pour tromper un Bonnefoi impuissant (4-0, 36e).
Malgré ce score de fou, Dudelange ne trahissait pas ses principes et essayait toujours de jouer au ballon, même s’ils prenaient parfois beaucoup de risques. Danel Sinani, le seul Dudelangeois qui respirait bien ce soir, était récompensé d’un but, un vrai but. Avec un peu d’espace sur le côté droit, l’élégant gaucher servi par Jordanov faisait parler sa classe, rentrait dans l’axe et lâchait une frappe du gauche à ras du poteau de José Sa (4-1, 69e). Une juste récompense pour un gamin qui s’est réellement montré ce soir. Le plat du pied du droit de Fetfatzidis sur l’action suivante était alourdissait encore le score (5-1, 71e). Bonnefoi décidait alors de bloquer le compteur du tableau d’affichage grâce à quelques parades de grande classe (60e, 63e, 88e). Cinq buts, c’était déjà pas mal.
De notre envoyé spécial à Athènes, Yannis Bouaraba
Olympiacos FC (4-2-3-1) : Sa / Tosoridis, Roderick, Cissé, Tsimikas / Natcho (Touré 60e), Camara, Fortunis (c) (Hassan 56e) / Podence, Leiva (Fetfatzidis 34e), Lazaros
F91 Dudelange (4-4-2) : Bonnefoi / Jordanov, Schnell (c.), Prempeh, Mélisse / Couturier, Kruska (Jensen 60e), Bisevac, Stolz (Stumpf 84e) / Sinani, Turpel (Perez 73e)
Les réactions:
Jerry Prempeh: « C’est dur… On a pris des buts trop rapidement et ça nous a vraiment handicapés pour la suite du match. »
Clément Couturier : »On n’était pas dedans, ils nous mis la pression directement et ça a été compliqué pour nous. Prendre un but à la 5e minute, ça nous plombe directement. Il faut être réaliste. On ne joue pas dans la même cour qu’eux, il n’y a pas photo. »
Bryan Mélisse: « On n’a pas eu l’occasion de gagner car c’était vite plié, en fait. 2-0 au bout d’un quart d’heure… On est déçu de ne pas avoir pu tenir pour pouvoir espérer quelque chose. »
