BGL Ligue : condamné à rester un petit championnat ?

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BGL Ligue : manque d'attractivité, condamné à rester petit ?
©projet2ph

Terre d’accueil multiculturelle consacrée, le Grand-Duché ne faillit jamais à sa réputation y compris dans le sport. Mais si notre football joue souvent le rôle de tremplin temporaire pour les joueurs voisins, il demeure bien loin d’attirer les foules dans nos stades. 

De l’ombre à la lumière

Quand Cristiano Ronaldo taclait la Ligue 1 française en qualifiant la Saudi Pro League de « supérieure », il ne jugeait pas uniquement du niveau de jeu ni de la qualité des joueurs qui y évoluaient. Infrastructures, ferveur des supporters, salaires pratiqués, visibilité médiatique, performances à l’échelle européenne : autant de facteurs à prendre en compte au moment de se faire une opinion sur la qualité de notre championnat et son attractivité.

À l’annonce de la liste des 24 noms retenus par Luc Holtz pour les matchs internationaux des Rout Léiwen, l’absence du moindre joueur évoluant en BGL Ligue n’est pas passée inaperçue chez les observateurs. Et la justification du sélectionneur est tombée comme une sentence : jouer régulièrement dans le monde professionnel n’a aucune équivalent avec le fait de « rester ici ». Quitte à s’exiler du Grand-Duché pour des destinations exotiques, comme l’Azerbaïdjan pour Vincent Thill. Et bientôt des envies d’ailleurs pour un Kevin D’Anzico ambitieux ?

Rebondir sans grandir

Pourtant, des joueurs de renom franchissent de temps à autres nos frontières, même si leurs motifs sont rarement liées exclusivement à l’amour du ballon rond. Pour quelques apparitions et parfois même un peu plus, le Grand-Duché a ainsi accueilli avec les honneurs des joueurs du calibre de Florent Malouda, Tony Vairelles, Nabil Dirar, Milan Bisevac ou encore Jonathan Schmid. Des recrues qui ne sont pas toujours un franc succès sportif, mais qui ont le mérite de donner un élan de visibilité à notre championnat et d’attiser la curiosité de ceux qui s’y intéressent d’un peu trop loin, notamment nos amis frontaliers belges, allemands et français.

Car si nous sommes bien loin de certains eldorados en vogue (Moyen-Orient, États-Unis), nous avons réussi le tour de force de nous faire une place sur l’échiquier du football européen, et notamment auprès de nos voisins, flairant les bonnes opportunités à moindre frais. De Florian Bohnert, passé du Progrès à Bastia, à Kevin Van Den Kerkhof transfuge du F91 arrivé à Metz, en passant par Rayan Philippe qui avait quitté le Swift pour rejoindre Brunschweig, les exemples sont légions sur les dernières saisons, à tel point que certains clubs s’en sont même fait une spécialité.

18 joueurs transférés à des clubs professionnels sur les 7 dernières années pour Niederkorn : une politique sportive assumée qui peut parfois mettre le club en difficulté en cas de départs en fin de mercato (comme cette saison avec Jarmouni à l’été, puis Bah et Mixtur cet hiver), mais qui assure surtout une reconnaissance du savoir-faire luxembourgeois de la part des clubs professionnels.

Niveau semi-pro

S’il est difficile de situer avec précision une BGL Ligue à géométrie variable et peuplée d’effectifs très versatiles, il parait vraisemblable de la voir osciller entre les troisième et cinquième divisions allemandes ou françaises. Un niveau honnête pour un championnat qui n’est toujours pas professionnel et reste malgré tout peu mis en valeur, que ce soit par les investissements en faveur de sa diffusion ou de sa commercialisation. Si les bénévoles se démènent tous les week-ends pour tenter de rendre l’expérience stade la plus agréable possible, la capacité à attirer de nouvelles personnes semble de plus en plus compromise, la faute à un manque de visibilité globale sur l’ensemble des actions mises en place. 

Championnat attractif pour une compétition amateure, notre division nationale se doit d’accepter encore pour un temps ce rôle de « tremplin » pour des joueurs étrangers en quête d’un rebond avant le retour à la sphère professionnelle ou d’un pré-retraite devant un public qui peine à se renouveler.

Marco Noel

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