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Euro 2020

Euro 2020 : présentation du Groupe C

Sur la pente ascendante, les Pays-Bas veulent jouer les gros bras dans un Euro qui leur offre un bon premier tour d’échauffement. L’Ukraine et l’Autriche avancent de solides arguments. Et la Macédoine du Nord n’aura rien à perdre.

On les a un peu perdu de vue ces dernières années au point de ne plus vraiment les élever au rang de favori.
Les Pays-Bas restent, pourtant, l’une des places fortes européennes du ballon rond. Le palmarès des Oranje est là pour le rappeler. La richesse de l’effectif est un autre argument imparable. La vie d’une très bonne équipe de football est ainsi faite de cycles qui la propulsent au pinacle avant de la reléguer aux oubliettes. Les Néerlandais ont semble-t-ils mangé leur pain noir ces dernières années et une performance de choix à cet Euro les réhabiliterait parmi les meilleurs du monde. 

On pointera comme principal problème l’absence d’un grand gardien. Jasper Cillessen (32 ans) forfait de dernière minute à cause d'un test PCR positif, c'est le véteran Maarten Stekelenburg (38 ans) qui devrait le suppléer à l'Euro. On pourra aussi toujours pinailler en disant qu’il manque à cette génération un leader fort en gueule. Un Robben, un Van Nistelrooy, voire un Van der Sar, mais les Blind et autres Wijnaldum ont de l’expérience à revendre et le collectif batave peut mettre en miettes n’importe quel adversaire.

Ceux d’un calibre légèrement inférieur en font une proie de choix pour la bande à De Boer qui n’est jamais aussi à l’aise que face à une équipe joueuse mais moins talentueuse. Néanmoins, il y a motif à croire en de nouveaux leaders de groupe en la présence de Frenkie De Jong ou Matthijs De Ligt, tous deux devenus indiscutables dans leurs clubs de la Juventus ou du FC Barcelone. 

L'Ukraine et l'Autriche veulent surprendre

Ukrainiens et Autrichiens s’avanceront dans cet Euro 2020 avec des certitudes que leurs deux sélectionneurs ont bâtis au fil des années. Andrey Shevchenko et Franco Foda ont bénéficié de temps pour construire des groupes qui arrivent à maturité. Ce n’est pas le seul point commun entre ces deux nations. On y trouve de très bonnes individualités dans le concert européen: Alaba, le défenseur autrichien du Bayern que Foda a avancé sur son échiquier. Zinchenko, le poumon gauche de Manchester City lui aussi plus offensif et plus axial en sélection a gagné en temps de jeu et régularité dans cette année historique pour les cityzens.

Malinovskyi, le magicien de l’Atalanta et Sabitzer, le brillant homme à tout faire du Red Bull Leipzig valent aussi le détour. Trop rarement présentes dans des phases finales de tournois majeurs, l’Ukraine comme l’Autriche ne peuvent pas se permettre de rater la deuxième marche de l’Euro. Il leur faudra se montrer performants contre la Macédoine du Nord, valeur d’ajustement de Groupe C.

Macédoine du nord: première!

Le pays des Balkans est heureux comme un premier communiant à l’idée de s’inviter au banquet européen et d’y mettre un souk pas possible. Du haut de ses 37 ans, papa Pandev veille sur une bien belle génération et n’hésitera pas à l’inviter à lâcher la bride pour réussir un coup. Sans réelle pression, le petit poucet de la compétition aura a cœur de jouer libéré, sa simple présence étant déjà une grande victoire.

Après avoir tenu en échec l’Angleterre puis battu l’Allemagne, la Macédoine du Nord s’est ouvert l’appétit. Le pays le moins peuplé de l’Euro sait qu’il ne suffit pas de réussir un seul coup pour jouer un rôle majeur dans un tournoi de longue haleine. Mais un bon résultat face à l’Autriche en ouverture l’installerait dans une position de poil à gratter comme la Bulgarie lors de la Coupe du monde 1994. Et commencer une bien belle histoire, qui plairait à tous les supporters de David contre Goliath.

Date de publication: 07 juin 2021

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