Lire l’article
Reuters

Euro 2020

L'Italie arrache son billet pour la finale !

On s’attendait à un combat de boxe, nous avons plutôt eu lieu à une véritable opposition de style. En s’affrontant pour la neuvième fois dans un Championnat d’Europe des Nations, Italie et Espagne s’offraient le titre d’affiche la plus récurrente dans l’histoire de la compétition. Et, dans un désir d’honorer ce record symbolique, les 22 acteurs ont offert un match absolument passionnant dans lequel la Roja a sérieusement fait vaciller la Squadra Azzurra et aurait sûrement mérité mieux. Mais l’Italie, impressionnante de solidarité et avec ce brin de réussite nécessaire verra donc la finale de cet Euro 2020.

Une Roja impressionnante

C’était unanimement considéré comme l’interrogation principale de ce match. Entre ces deux sélections friandes de contrôle du ballon, qui allait réussir à s’accaparer la gonfle ? Dès les dix premières minutes, la guerre pour la possession tant attendue était présente. L’Espagne s’évertue à maintenir le contrôle de la chique tandis que l’Italie impose elle un pressing intense mais impuissant. La faute à des Ibères d’une fluidité technique impressionnante et un contrôle du tempo total. Sous l’impulsion d’un Pedri omniprésent, la Roja offre un jeu bien plus agressif et se défait sans grande difficulté du pressing italien. Les joueurs de Luis Enrique s’offrent la première action mais Oyarzabal, particulièrement maladroit ne profite pas d’un excellent service de Pedri. Dans la foulée, Ferran Torres passe lui aussi proche d’ouvrir le score sur une perte de balle évitable de la défense Azzurri. Les Italiens semblent bien loin du niveau affiché lors des rencontres précédentes mais arrivent toujours à jaillir sur quelques rares incursions. Unai Simon se fend d’une sortie hasardeuse finalement sans conséquence, puisque ni Barella ni Insigne n’arrivent à conclure. Donnaruma, apparemment solidaire de son alter-égo espagnol décide lui aussi de se rater dans les grandes largeurs ce qui profite à Olmo qui aligne une frappe sur lequel le néo-parsien se rattrape.

Incapable de maîtriser le jeu, la Squadra Azzurra se retrouve à devoir faire le dos rond devant une Roja tout simplement impressionnante. Opposée pour la première fois de la compétition à une équipe joueuse, la seleccion semble savourer l’existence de nombreux espaces dans lesquels ses joueurs peuvent combiner. Mais, pénalisée par une finition défaillante, la triple championne d’Europe ne parvient pas à concrétiser sa domination aux points. Comme un symbole, la plus franche action de cette première mi-temps provient d’une frappe appuyée d’Emerson que seule la transversale peut repousser. C’est sur ce bilan de cinq frappes à une en faveur de Busquets et ses coéquipiers que la pause est sifflée.

Espagne et Italie se rendent coup pour coup

Au retour des vestiaires, si la domination ibérique se poursuit, la manière d’y faire face semble avoir changé chez son adversaire d’un soir. Les hommes de Roberto Mancini paraissent avoir fait une croix sur la lutte pour la possession, et se contentent d’imposer un bloc bac, prêts à rugir en contre. Une stratégie qui offre une rencontre particulièrement ouverte et plaisante dans laquelle tour à tour, les deux équipes passent proche de l’ouverture du score. Un honneur qui sera finalement donné à Chiesa, d’une frappe splendide en lucarne à la suite d’un contre supersonique. 1-0 pour les Azzurri dont le plan de bondir et percer les lignes adverses fonctionne parfaitement.

Dos au mur, la Roja essaye alors de jouer encore plus haut laissant par là la place à des occasions des deux côtés. À ce petit jeu, Oyarzabal et Berardi passent proche d’un nouveau pion, mais échouent dans le dernier geste. Morata, tout fraichement entré en jeu, lui, ne tergiverse pas. Sur un une-deux exceptionnel avec Dani Olmo, le buteur de la Juventus conclut avec tranquillité devant un Donnarumma impuissant. 1-1 et le spectre des prolongations se fait alors senti. La Roja aura beau pousser jusque dans les dernières instants, l’Espagne va donc jouer ses troisièmes prolongations consécutives dans la compétition.

Au bout de la nuit, l'Italie prolonge le rêve

Le scénario reprend de la même manière des le début de ces trente minutes supplémentaires. L’Espagne pousse, et l’Italie subit. À la différence près que les Transalpins semblent de plus en plus incapables de planter des banderilles en contre. La Squadra Azzurra passe proche d’encaisser un but sur un énorme coup de billard des suites d’un coup franc d’Olmo, mais la réussite fuit la Roja. Bonucci, héroïquement, sauve encore ses coéquipiers avec deux sauvetages défensifs impressionnants. Asphyxiée lors de la première période, l’Italie revient mieux, et Berardi croit donner la victoire à son pays avant de se faire invalider le pion pour un hors-jeu indiscutable. Les deux équipes, logiquement lessivées n’ont d’autre choix que d’en recourir à la toujours éprouvante loterie des penaltys. Une séance là encore totalement incertaine puisqu'après avoir raté sa première tentative, l'Italie finira par éliminer une Espagne qui méritait mieux. Les Transalpins retrouveront l'Angleterre ou le Danemark en finale.

Date de publication: 06 juillet 2021

0 Commentaire

Voir tous les Commentaires

Sur le même sujet