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Reuters

Euro 2020

L'Italie au septième ciel !

Au bout d’une minute cinquante-sept, la rencontre paraissait pliée. L’Angleterre, portée par un début de rencontre parfait pensait voler tout droit vers le titre. Mais, malmenée par une Italie clairement supérieure l’intégralité de la rencontre, la sélection britannique finira par céder dans une séance de tirs aux buts insoutenable. La Squadra Azzura, indéniable équipe frisson de la compétition s’octroie son premier titre international depuis 2006.

Anglais Shaw, Italiens al dente.

C’était un soir historique en Angleterre. Une nuit dans laquelle toute une nation pouvait exorciser ses vieux démons, et ramener enfin un trophée en ses terres après cinquante-cinq ans de disette. Une question demeurait cependant : face au poids toujours pesant de la pression, le onze de l’Angleterre pouvait-il surmonter la peur de vaincre ? À voir la sélection britannique dès les premières minutes, les doutes étaient levés. Portés par un public absolument bouillant, les Three Lions ne tergiversaient pas. Sur une remontée de balle absolument splendide, Shaw, esseulé au second poteau balançait une volée parfaite pour tromper Donnarumma après seulement une minute de jeu. Un but précoce qui faisait de suite basculer le match dans l’euphorie. Survoltée, la Perfide Albion semble inarrêtable dans le premier quart d’heure, malgré une pluie so british. L’Italie, elle, est incapable de répondre à la rage de son adversaire. Passé une première vingtaine de minutes à sens unique, la Squadra Azzurra commence enfin à mettre son jeu en place, sans cependant réussir à déboussoler un bloc anglais solide. Seul Chiesa, après un déboulé monstrueux fait passer un véritable frisson dans Wembley, mais sa frappe sèche passe quelques centimètres a côté du poteau d’un Pickford battu. Malgré cette occasion, et un net regain de forme chez les Transalpins, la première période se termine sur ce score à l’avantage de l’Angleterre, à mi-chemin du graal tant convoité.

Largement supérieure, l’Italie décroche les prolongations.

Un peu plus discrète en fin de première période, l’Angleterre repart en essayant de retrouver la même volonté offensive. Une ambition néanmoins contrecarrée par des Azzuris décidés à revenir au score. Insigne, par trois fois, tente de remettre son équipe dans le droit chemin, mais lorsque ce n’est pas le cadre qui se dérobe, Pickford veille au grain. Chiesa, assurément l’homme fort de la Squadra Azzurra passe lui aussi à deux doigts de l’égalisation mais le portier d’Everton, encore une fois, est impérial sur une belle horizontale. Les anglais tentent bien de mettre le but du break sur coup de pied arrêté, mais ni Stones, ni Maguire ne réussissent à planter le second pion. De plus en plus dominée, la sélection Britannique finit par craquer. Sur un corner assez confus, Bonucci finit par offrir une égalisation méritée aux Italiens, contre un adversaire qui a clairement arrêté de jouer trop tôt. Avec vingt minutes restantes, la rencontre bascule dans l’incertitude totale, et les 10 000 supporters italiens se font entendre de tout les côtés. Berardi passe à deux doigts de briser le rêve anglais mais son face à face est perdu. Complètement dépassés, les Three Lions voient les vagues bleues se succéder mais survivent malgré tout devant un Wembley soudainement bien silencieux. Incapable d’offrir un moindre sursaut, l’Angleterre récupère seulement des prolongations.

L’Italie, brillante championne.

Il reste alors trente minutes. Les deux équipes entament alors la prolongation avec l’envie de planter, combiné à la peur de se découvrir. Rice, d’une frappe lointaine croit un instant s’offrir un but absolument exceptionnel, mais le cadre se dérobe. Plus équilibrée, la rencontre propose deux équipes déterminées, mais incapables de se proposer d’opportunités franches.

Lors des quinze dernières minutes, l’Angleterre, enfin ambitieuse après quatre-vingt dix minutes de léthargie, essaie de forcer le destin, mais ne parvient pas à forcer la serrure. Il faudra donc en passer par une terrible séance de tirs aux buts. Au bout du suspense, et avec d’innombrables ratés de chaque côté, Gianluigi Donnaruma arrête la dernière tentative de Saka et envoie l’Italie au septième ciel.

Date de publication: 11 juillet 2021

1 Commentaire

Simon Arces
Azzurri* ne prend pas de "s", le mot "Azzurri" est déjà au pluriel. Sinon, top l'article !
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