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Football

Hakim Abdallah : « Heureux de faire partie de ce projet »

Formé à Brest mais également passé par Stoke City, la D3 espagnole et l’équipe réserve du FC Nantes, le nouvel attaquant du Swift, Hakim Abdallah (22 ans), a brillé pour ses débuts au Luxembourg. Rencontre

Comment passe-t-on du FC Nantes au Swift Hesperange?

Le club avait pris contact avec moi il y a un moment. J’ai pensé que venir ici était la meilleure solution pour moi à ce moment. Je suis très content d’être ici. La saison passée, ça ne s’est pas très bien passé pour moi parce que j’ai peu joué. Ici, je veux essayer de gagner ma place et faire une belle saison avec ce beau groupe. 

Avant d’arriver au Swift, tu as été testé par d’autres clubs (Concarneau en National 1 français et Liège en D1 amateur belge). Pourquoi cela n’a pas marché?

J’ai fait un match amical contre Concarneau avec une sélection de joueurs libres et j’ai marqué. Ils m’ont ensuite mis à l’essai pendant une semaine avec un match contre le FC Lorient. Pour moi, ça s’était bien passé mais ils n’ont pas donné suite parce qu’ils espéraient la venue d’un attaquant d’un autre profil. Ensuite, en Belgique, tout s’est bien passé également, j’ai joué et marqué et le club était satisfait de moi. Cependant, nous ne nous sommes pas entendus sur le plan financier… Finalement, c’est un mal pour un bien.

Que connaissais-tu du Luxembourg avant d’arriver ici?

Honnêtement, je ne connaissais pas grand chose. J’avais déjà entendu parler du championnat car j’ai un ami à Metz. Il m’en parlait mais je n’avais jamais vu de match. Je savais uniquement que Dudelange avait joué deux fois la phase de poules de l’Europa League. Je suis passionné de foot alors je regarde beaucoup de matches et je reste attentif à ce qui se passe dans le football.

Après quelques semaines, quelles sont tes premières impressions sur le pays et le football local?

Pour dire un mot sur le pays déjà, je trouve que les gens sont chaleureux. J’ai été très bien accueilli dès mon premier jour. Sur le football, je pense qu’il est important de ne pas négliger ce championnat. Il ne faut pas arriver ici et se reposer sur ses lauriers. Le premier match me l’a montré, c’est un championnat qui est compétitif, à mon avis. Il faut travailler parce que rien ne va être facile et je veux montrer aux personnes qui m’ont fait venir et les personnes autour de moi qu’ils ont fait le bon choix.

 

Tu as inscrit un doublé pour ton premier match officiel, seulement une semaine après ton arrivée. C’est un bon moyen de s’intégrer…

Franchement, oui. J’avais fait le premier match amical face à Rosport où j’avais également pu marquer. Je marque encore lors de mon premier match officiel alors je suis vraiment très heureux de contribuer à la victoire de mon club, devant nos supporters. C’était important de bien démarrer la saison. Je ne suis pas certain d’avoir fait un bon match, mais ce qu’on demande à un attaquant, c’est de marquer. J’espère que ça va continuer.

Quels sont tes objectifs cette saison?

Sur le plan collectif, les ambitions du club sont mes ambitions. Sur le plan personnel, je me suis fixé un objectif mais je préfère le garder pour moi (sourire).

Le Swift est un promu pas comme les autres. Est-ce que tu connaissais le statut du club  cette saison, avant de venir?

Je savais que le club venait de monter mais en arrivant, j’ai compris où j’étais quand j’a vu les infrastructures. Je peux vous dire que certains clubs de Ligue 2 française ne sont pas aussi bien équipés. On m’a présenté le Swift comme un club ambitieux et dès le premier jour, ça s’est confirmé. Il y a des joueurs de qualité et des personnes qui travaillent dur autour du club. Je suis heureux de faire partie de ce projet.

Comment s’est passée ton intégration?

L’ensemble du groupe m’a très vite intégré, que ce soit les joueurs, le staff ou les autres personnes du club… et je les en remercie. Je suis arrivé au premier match dans les meilleures dispositions, c’est peut-être pour ça que j’ai marqué (sourire). Je suis une personne ouverte et je n’ai pas de problème à aller vers les autres. J’ai joué en France, en Angleterre et en Espagne alors je pense que ça a facilité mon intégration.

Tu es également passé par les sélections françaises chez les jeunes (U16 à 19)  aux côté de joueurs comme Dayot Upamecano (Leipzig) ou Jeff Reine Adelaïde (Lyon). Quels souvenirs gardes-tu de cette expérience?

Ce sont naturellement des souvenirs inoubliables, au même titre que les années au centre de formation. Quand tu es jeune et que l’équipe de France t’appelle, tu ne peux pas refuser, surtout quand tu as fait toute ta formation en France.

Tu as opté la saison passée pour la sélection de Madagascar. Tu espères enfin connaître ta première sélection cette année?

 Ma mère est malgache et mon père comorien. J’ai été contacté par une personne de la fédération des Barea (ndlr: surnom de la sélection de Madagascar) pour savoir si j’étais intéressé. Ensuite le coach m’a appelé pour me parler du projet et j’ai répondu favorablement. J’ai été appelé pour la première fois au mois de mars pour affronter la Côte d’Ivoire en éliminatoire de la CAN 2021 mais le match a été annulé en raison de la crise. Si j’ai du temps de jeu et si je suis performant, j’espère être de nouveau convoqué. C’est un groupe de qualité qui l’a montré lors de la dernière CAN (élimination en quarts de finale pour sa première participation).

Entretien réalisé par Yannis Bouaraba

 

Date de publication: 11 septembre 2020

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