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The Guardian

Football

Plus de 6.500 ouvriers sont morts dans la construction de stades au Qatar

À vomir. Selon un rapport de « The Guardian », au moins 6.500 travailleurs d’Inde, du Pakistan, du Népal, du Bangladesh et du Sri Lanka sont morts dans la construction de stades au Qatar, depuis l’attribution de la Coupe du Monde 2022 il y a de ça dix ans.

Ces résultats, qui ont été retrouvés sur des documents officiels du gouvernement arrivent donc à la conclusion que depuis maintenant dix ans, c’est en moyenne douze personnes qui décèdent par semaine. Et, comme le précise le journal anglais, ces résultats n’étant seulement basés que sur ces cinq pays mentionnés plus haut, c’est avec une quasi certitude que ce nombre terrifiant est en réel bien plus élevé.

Suite à l’attribution de la compétition phare de football, le pays du Moyen-Orient avait en effet fait venir en nombre des travailleurs de nombreux pays moins développés pour contribuer à l’énorme tâche de constructions d’infrastructures qui se présentait au Qatar. Dès leur arrivée, les migrants se sont vite rendus compte de la privation de liberté qu’allait devenir leur quotidien, à l’image de Ghal Singh Rai, qui, après avoir payé plus de 1 000 euros pour gagner le droit de participer au projet, se rendant compte du piège, s’est suicidé la semaine suivant son arrivée.

L’explication du richissime pays ? Ces morts sont dus à des « causes naturelles ». Une justification abominable, puisque dans des conditions de chaleur étouffantes et des horaires de travail drastiques, grand nombre de travailleurs sont en effet morts d’épuisement. Un rapport de l’ONU indique en effet que ce n’est durant au moins quatre mois que les ouvriers travaillent sous des chaleurs excessives, dans des conditions inadaptées et durant de trop longues heures.

« Nous avons demandé au Qatar de proposer une loi obligeant à l’autopsie poussée sur les morts soudaines ou non explicables, et que tout certificat de décès inclut une explication médicale de la mort d’une personne. », explique Hiba Zayadin de Human Rights Watch.  Une requête non suivie par le gouvernement Qatari qui, loin d’offrir un dialogue sur le débat continue de rendre difficile l’accès aux chiffres et informations sur cette sinistre affaire.

Pour ce qui est de la FIFA, toujours aussi silencieuse sur les manoeuvres déplorables du petit mais riche pays, pas de surprise : « Avec des mesures de sécurité extrêmement élevées, la fréquence d’accident dans la construction d’infrastructures pour la Coupe du Monde est extrêmement faible en comparaison avec d’autres pays à travers le monde ».

Juste gerbant.

Date de publication: 23 fevrier 2021

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