Lire l’article

Volleyball

Kamil Rychlicki: "Il faut rester positif, la vie continue"

Le volleyeur de Lube Civitanova est comme des millions d'italiens, confiné chez lui en attendant une amélioration de la situation de la pandémie de Covid-19 en Italie. Il raconte son quotidien.


Kamil, pour commencer, quelle est la situation à Civitanova dans la région des Marches (centre-est)? 

C'est un peu comme dans toute l'Italie, on doit rester à la maison. La région n'est pas autant touchée comme le nord du pays (NDLR: 386 décès pour 3558 recensés le 29 mars dans les Marches). Mais dans la ville de Civitanova, la situation est assez sous contrôle j'ai l'impression.

Comment vivez-vous personnellement cette situation?

Depuis quelques semaines on ne peut plus jouer au volley... On ne sait pas comment cela va évoluer. La plupart des championnats de volley sont arrêtés en Europe, et ici en Italie on attend encore. Les clubs espèrent qu'un jour on puisse reprendre. On reste à la maison, on s'entraîne un peu et on attend les décisions. La Ligue attend de voir comment cela va évoluer même s'ils ne sont pas optimistes. Personne ne sait comment tout cela va progresser. Si on veut être réaliste, cela va être difficile de recommencer à jouer au volley bientôt. C'est un peu le "bordel" partout.

Comment occupez-vous vos journées à la maison?

Je dors bien! Puis pendant tout ce temps, comme les restaurants sont fermés je suis obligé de cuisiner un peu plus, et je m'en sors bien. J'ai un peu plus de temps pour jouer à la Playstation avec des amis, lire des livres, faire des puzzles. Je regarde des films, des séries, j'appelle des amis, et le temps passe.

Au niveau physique, votre club vous propose un programme d'entraînement à suivre à domicile?

Nous avons un programme à faire à la maison. Et les après-midi, avec les autres joueurs et l'entraîneur on se retrouve sur une plate-forme online ou on fait des exercices ensemble. Il y a encore une semaine on pouvait aller faire de la musculation, en prenant toutes les précautions nécessaires, avec des masques et par groupe de deux. Mais il y a une semaine le gouvernement italien a introduit des règles plus strictes, alors on travaille à la maison.

Garder le contact avec ses amis, avec la famille au Luxembourg, ça permet de tenir bon moralement aussi?

Oui bien sûr, ça fait du bien. C'est une situation facile pour personne mais je reste positif, la vie continue. J'essaye de pas trop regarder les médias et les informations, sinon on devient plus négatif je pense.

On imagine que vous suivez l'évolution de la situation au Luxembourg, mais aussi celle de la Pologne d'ou vous êtes originaire?

Je suis ces deux situations. Je trouve que le Luxembourg a réagit rapidement et semble maîtriser la situation. La Pologne c'est un autre cas. Ici en Italie tout a commencé il y a quelques semaines, mais pour les autres pays c'est seulement le début. Même si j'espère que le bilan ne sera pas comme ici.

De nombreuses associations sportives, peu importe la discipline, s'apprêtent à réduire les salaires de leurs joueurs en raison de l'absence de compétition, est-ce que c'est une solution envisagé par votre club?

Il n'y a pas encore d'informations claires à ce sujet. Il y a des rumeurs sur d'éventuelles discussions au niveau des salaires. Le club nous a dit de ne pas nous préoccuper avec ça. Ensuite il faut voir ce que va dire la fédération italienne de volley.

Si vous avez un petit message à faire passer aux amis et aux fans qui vous suivent ici au Luxembourg, quel serait-il?

Se laver les mains! Et puis restez positifs, même si on est un peu enfermés. Un jour tout cela finira.
Tags# :
Date de publication: 30 mars 2020

0 Commentaire

Voir tous les Commentaires

Sur le même sujet